Clarice volontaire au CPIE Pays de Morlaix - Trégor

En octobre 2025 Clarice quitte l’Île-de-France pour le Finistère. Peu de temps après, elle commence sa mission de Service Civique Écologique au CPIE Pays de Morlaix-Trégor, avec l’intention d’étoffer son parcours et de mieux s’approprier son nouveau lieu de vie. Elle nous raconte son sentiment d’utilité avec les plus jeunes, la création de ce groupe de bénévoles en sciences participatives dont elle est particulièrement fière et sa passion pour les mares qu’elle aime transmettre. Sa mission s’achève dans un mois mais son engagement dans l’environnement, lui, est loin d’être fini.

 

Avant de commencer ton service civique, tu avais déjà un parcours tourné vers l'environnement. Pourquoi avoir choisi cette expérience au CPIE Morlaix-Trégor ?

Clarice : J'ai toujours étudié dans le domaine de l'environnement. Après une licence en biologie, j'ai poursuivi avec deux masters en écologie. Quand j'ai décidé de quitter l'Île-de-France pour m'installer en Bretagne, je savais que trouver un premier emploi dans mon domaine ne serait pas forcément simple.

Le service civique me permettait de continuer à m'investir dans l'environnement, d’acquérir de nouvelles compétences, mais aussi de découvrir les acteurs locaux pour commencer à construire un réseau.

J'ai découvert le CPIE Pays de Morlaix-Trégor en consultant la plateforme de l’Agence du Service Civique. Je connaissais le réseau des CPIE et la mission correspondait exactement à ce que je recherchais.

Pourquoi t’être t’installée en Bretagne ?

Clarice : Une partie de ma famille vit ici depuis longtemps. C'est une région que je fréquente depuis toute petite et que j'adore. J'aime la diversité des milieux naturels et des paysages que l’on retrouve ici. Après plusieurs mois passés ici, je ne repartirai pas ailleurs ! Ou en tout cas, pas tout de suite.  

Ta mission a été très variée. Quelles ont été tes principales activités ?

Clarice : À l'origine, ma mission portait sur les sciences participatives en lien avec le littoral. D’ailleurs j’ai contribué à l’enquête réseau sur l’évolution des sciences participatives.

Mais en réalité, j’ai participé à beaucoup de projets différents.

J'ai animé de nombreuses interventions auprès des scolaires, participé au suivi des populations d'amphibiens, mis en en place des protocoles de sciences participatives sur le littoral, pris part à des actions de solidarité comme les paniers suspendus, accompagné différentes animations grand public et co-construit des séquences pédagogiques autour du lien entre la terre et la mer.

Avec un collègue, nous avons également conçu une grande séquence d'animations qui a permis de sensibiliser près de 200 enfants. C'est un projet dont je garde un très bon souvenir.

J'ai aussi contribué à mettre en place un groupe de bénévoles consacré aux sciences participatives sur le littoral. 

Parmi toutes ces expériences, de quoi es-tu particulièrement fière ?

Clarice : Indéniablement la création de ce groupe de bénévoles. J'ai vraiment le sentiment d'avoir contribué à lancer quelque chose qui va continuer à vivre au sein du CPIE. D'ailleurs, une fois mon service civique terminé, je compte rejoindre ce groupe… comme bénévole !

La seconde, c'est l'organisation d'une animation dans le cadre de la Fête des mares, pour découvrir leur biodiversité, comment les sauvegarder, les restaurer. J’ai fait une alternance sur les mares à la Société Nationale de Protection de la Nature et j’ai eu un coup de cœur pour ces milieux. J’étais contente de partager cet intérêt avec le public du CPIE et de montrer toute la richesse de cet écosystème, souvent méconnu.

Tu as réalisé des animations aussi bien auprès des scolaires que du grand public. Quel public t'a le plus marquée ?

Clarice : J'ai beaucoup aimé les deux, mais je dirais que j'ai une préférence pour les scolaires, parce qu’ils sont toujours émerveillés. À chaque sortie nature, ils découvrent quelque chose avec des yeux complètement neufs. C'est très communicatif.

Je me souviens notamment de mes premières animations sur l'estran. Voir les enfants s'émerveiller devant les espèces marines, courir d'une découverte à l'autre, c'était vraiment marquant.

J'ai aussi animé des ateliers auprès de classes de maternelle sur la thématique des déchets. C'était une première pour moi. Les tout-petits demandent une approche très différente : il faut varier les activités, manipuler, raconter des histoires, expérimenter… Leur spontanéité est formidable, j’ai adoré.

Qu'est-ce qui t'a donné le plus le sentiment d'être utile ?

Clarice : Pas mal de choses, mais je pense que c’est tout de même ce que j’ai pu faire en sensibilisation. En particulier auprès des jeunes. Je trouve que c’est intéressant de leur montrer pourquoi les écosystèmes sont précieux, pourquoi ils méritent d'être protégés. C’est une manière d’éveiller leurs consciences et peut-être de créer un attachement à la nature pour qu’ils y fassent attention en grandissant.

Et quel que soit le public, ce sont toujours des échanges très bienveillants. Les personnes viennent avec de la curiosité, posent des questions, partagent aussi leurs expériences. C'est très enrichissant humainement.

Nous sommes début juillet, il te reste 4 semaines de mission : qu’est-il prévu pour ce dernier mois ?

Clarice : je démarre aujourd’hui même la campagne écogestes de la façade Manche-Atlantique-Bretagne auprès des plaisanciers. C’est une campagne nationale. 

On va à la rencontre des plaisanciers pour échanger avec eux et les sensibiliser aux enjeux de la plaisance durable. Grâce à une enquête par questionnaire, on peut recueillir leur ressentis et discuter des pratiques à bord. Les sujets sont variés : par exemple la gestion des eaux noires et grises, le carénage, la faune sauvage, etc. Je ne connaissais pas du tout l’univers de la plaisance mais j’ai été formée au CPIE pour être ambassadrice de cette campagne.

Jusqu’à présent, la mission a-t-elle répondu à tes attentes ?

Clarice : Je suis très heureuse d’avoir fait ce service civique. Je voulais découvrir le territoire, rencontrer les acteurs locaux et compléter mon parcours. C'est exactement ce qui s'est passé.

La mission m’a apporté beaucoup de compétences et d’expériences que je n’avais pas vraiment eues l’occasion de développer auparavant. 

Avant le service civique, j'avais surtout travaillé sur des missions d'études de terrain. J'avais déjà fait un peu de sensibilisation, mais jamais à une telle échelle.

Pendant ces sept mois, j'ai appris à construire une animation, à m'adapter à des publics très différents, à improviser quand une activité ne se déroule pas comme prévu et à prendre confiance en moi.

J'ai aussi découvert de nombreuses communes, rencontré des associations, des collectivités, des partenaires du territoire et toute une diversité de métiers. Je pense que ce sera vraiment un atout sur le CV d’être passée par le CPIE ! 

Justement, comment envisages-tu la suite ?

Clarice : J'aimerais continuer à travailler dans l'environnement, avec une part d'animation si possible. Je cherche principalement dans le Finistère, dans les associations ou le secteur public, même si je reste ouverte à tous types de structures.

En attendant, je vais pouvoir vivre des animations nature de l’autre côté, en étant participante et je souhaite continuer à m'investir comme bénévole. C'est une façon de garder un lien avec ce domaine qui me passionne, mais aussi avec les personnes rencontrées pendant cette année. 

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Entretien croisé volontaire/tutrice : Lilou et Carole du CPIE des Pays Tarnais