Romain volontaire au CPIE Littoral d’Occitanie (ex-Bassin de Thau)
Romain a réalisé un service civique en événementiel, de décembre 2024 à juillet 2025.
Pourquoi as-tu choisi de faire un service civique ?
Je ne connaissais pas le service civique à l’origine, je terminais mon master en histoire de l’art et je traversais un moment compliqué psychologiquement. Une association à Montpellier, spécialisée dans le soutien scolaire et le soutien des jeunes en général, m’a parlé du service civique, et de l’offre au CPIE Bassin de Thau. Je voulais une expérience professionnalisante, j’avais pas mal de temps libre et surtout je candidatais à un nouveau master en patrimoine et musées pour la rentrée, celui que je voulais faire à l’origine mais auquel je n’avais pas été pris. Donc c’était l’occasion de retenter ma chance, avec une expérience professionnelle en plus.
J’ai donc décidé de réaliser un service civique pour avoir de l’expérience et pour ne plus dépendre de mes parents financièrement. Et finalement, ça a été une aventure incroyable, au niveau personnel et professionnel, et ça m’a permis d’intégrer le master que je voulais à la rentrée 2025.
Comment se passaient tes journées au CPIE ?
Dans l’ensemble, ça s’est très bien passé. J’avais une tutrice en or, patiente et compréhensive puisqu’elle m’a toujours soutenu quand j’avais peur de faire des erreurs, et elle m’a laissé pas mal de temps pour travailler sur mon mémoire. Elle a même été là à ma soutenance !
J’avais trois jours au bureau, et un jour en distanciel. J’ai compris au fur et à mesure que j’étais plutôt maître de mon emploi du temps et ça me plaisait. J’étais vraiment en soutien aux activités du pôle événementiel. J’ai interviewé les artistes de la Galerie Éphémère, j’ai participé à la programmation de la Guinguette Volante à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, j’ai contribué au déploiement technique d’expositions et de la cabane des savoirs, et j’ai aussi créé un module d’animation « Patrimoine des Savoirs » testé pendant la fête de la Jeunesse de la Ville de Marseillan.
Je veux être animateur plus tard, donc ça m’a vraiment apporté de pouvoir aller à la rencontre des artistes, animer des tables-rondes et des activités en tout genre, et découvrir la création de jeux ludiques pour les publics jeunes. J’ai aussi pu mettre en pratique, sur le terrain, des connaissances en lien avec mon master et ça c’était super.
Comment s’est déroulée ton arrivée au CPIE ?
C’était assez simple, ma tutrice m’a fait passer l’entretien et c’était assez informel, on m’a demandé mes motivations, ce que cela m’apporterait de faire un service civique, et ce que je pourrais apporter à l’association. J’ai dit que cela pouvait vraiment m’apporter de l’expérience, de l’autonomie, et des connaissances sur le métier que je veux faire, celui d’animateur. Je me suis dit « certes, je ne connais pas grand-chose en biodiversité marine et en environnement en général, mais je suis motivé à découvrir le métier d’animateur et à battre cette peur du public ».
Quand mon service civique a débuté, l’équipe du CPIE m’a vraiment tout expliqué sur le fonctionnement de l’association, de ses associations partenaires et du réseau des CPIE dans son ensemble. Un mois après mon arrivée, un second jeune en Service Civique Écologique est arrivé et ça a rendu l’expérience encore meilleure. On a souvent travaillé ensemble, même si on n’était pas dans les mêmes pôles.
Est-ce que tu recommanderais cette expérience ?
Bien sûr, je pense que sans le service civique, je ne serai pas arrivé là où j’en suis aujourd’hui. Cette expérience m’a vraiment aidé, tant sur le plan personnel que professionnel puisque ça m’a permis d’améliorer ma manière d’écrire et de m’exprimer.
J’ai particulièrement aimé ma mission en lien avec la Galerie Éphémère : j’ai pu interviewer beaucoup d’artistes et utiliser un logiciel de montage. C’était vraiment convivial, une convivialité qui m’a touché. Le cadre était magnifique, j’ai adoré les peintures des artistes.
J’ai l’intention de continuer à venir au CPIE en tant que bénévole, et pourquoi pas y travailler un jour ! J’ai aussi découvert le département de l’Hérault qui est immense, très joli, et beaucoup plus calme que la métropole de Montpellier où j’habite.
Un conseil : faites un service civique, c’est une vraie aventure ! Même si la vie ne m’a pas emmené là où je voulais être, j’estime qu’elle m’a emmené là où je devais être. Sans eux, sans le CPIE, j’aurais probablement abandonné mes études et ils m’ont donné la motivation de continuer.